Le blog Droit administratif

Aller à l'accueil | Aller à la table des matières |
16 03 2022

16 mars 2022

Rhita BOUSTA, La notion de médiation administrative

Il y a plus de dix ans, nous présentions sur ces pages la remarquable thèse de Mme Rhita Bousta intitulée Essai sur la notion de bonne administration en droit public. L’auteure y proposait une définition de la « bonne administration » comme « l’adaptation équilibrée des moyens dont dispose l’administration », et la distinguait de la plus commune « bonne administration de la justice ». Après avoir clairement identifié cette notion et montré les lacunes de son appréhension par le droit communautaire, Madame Bousta exposait dans un volume de 500 pages rédigé en seulement quatre ans les apports de ladite notion au droit public tant du point de vue de la légalité administrative que de l’engagement de la responsabilité de la puissance publique, notamment au travers d’une analyse comparée de son objet dans les systèmes de droit anglais et espagnol[1]. Mme Bousta, désormais Maître […]

Lire la suite

01 03 2022

1 mars 2022

[Chronique 03/2022] Un Conseil constitutionnel apparemment plus strict que le Conseil d’État vis-à-vis de la surveillance numérique de masse

Depuis plusieurs mois, les plus hautes juridictions du pays sont chacune à leur tour confrontées à la difficile question de la surveillance numérique de masse. On proposera à la fin de l’article un récapitulatif des décisions importantes rendues sur cette question après avoir fait état de la plus récente actualité en la matière. Ainsi, dans une décision n° 2021-976/977 QPC du 25 février 2022, rendue consécutivement à une question prioritaire de constitutionnalité présentée devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, le Conseil Constitutionnel a censuré plusieurs dispositions législatives. En l’espèce il était question de l’article L. 34-1 du Code des postes et des communications électroniques (CPCE) prévoyant un principe d’anonymisation des données de trafic (L. 34-1 II) nuancé par plusieurs réserves (L. 34-1 II et III) figurant dans le même article. La mise en œuvre de ces réserves […]

Lire la suite

03 02 2022

3 février 2022

Le passe vaccinal et le Conseil constitutionnel, nouvel épisode de la crise sanitaire

Telle une série télévisée, la crise sanitaire n’a de cesse de donner lieu à de nouveaux épisodes, toujours plus riches en rebondissements, et dont le dernier en date remonte au mois de janvier. Au cœur de l’intrigue, la mise en place d’un « passe vaccinal » qui se substitue en grande partie au « passe sanitaire », vieux d’alors seulement quelques mois.

Lire la suite

03 01 2022

3 janvier 2022

[Chronique 01/2022] Nouvel acte d’une guerre des juges qui n’aura pas lieu

L’idée s’est répandue rapidement dans la presse grand public[1] que le juge de l’Union européenne était intervenu pour assujettir les militaires au droit du travail applicable à tous les salariés. Dans la continuité d’une décision rendue le 15 juillet dernier par la Cour de justice de l’Union Européenne[2], le Conseil d’État s’est prononcé dans l’espèce chroniquée, tout en subtilité, sur l’applicabilité de la Directive 2003/88/CE du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail à la gendarmerie départementale[3]. Naturellement, la solution n’est pas aussi simple qu’un assujettissement pur et simple des militaires au code du travail français. Si cette brève chronique ne peut être l’occasion d’un commentaire détaillé, elle peut tout du moins être le support d’un rappel de quelques éléments structurants de la décision M. Q. rendue en assemblée le 17 décembre 2021.

Lire la suite

03 12 2021

3 décembre 2021

Étrangère au pouvoir du juge administratif, l’abrogation, pourquoi le serait-elle ?

Le 19 novembre 2021, le Conseil d’État a fait évoluer l’office du juge de l’excès de pouvoir, consacrant la possibilité pour ce dernier d’être saisi de conclusions subsidiaires tendant à l’abrogation d’un acte réglementaire devenu illégal, sur lesquelles il statue alors au regard des règles applicables et des circonstances prévalant à la date de sa décision. Ce nouveau pouvoir, qui est spécialement aménagé, renforce le recours pour excès de pouvoir dirigé contre les actes réglementaires.

Lire la suite