Le blog Droit administratif

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29 06 2026

29 juin 2026

Requiem pour un code : le cas du code des instruments monétaires et des médailles

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont remis les médailles au cœur de l’actualité ; elles le seront à nouveau en 2030 avec les Jeux d’Hiver. Au-delà de l’événement sportif, cette visibilité offre un prétexte utile pour interroger le devenir d’un code méconnu : le code des instruments monétaires et des médailles (CIMM). A l’heure où la clarté, l’accessibilité et l’intelligibilité de la loi sont érigées au rang d’objectifs à valeur constitutionnelle, le maintien d’un code devenu résiduel et peu mobilisé interroge : est-il encore pertinent de conserver, sous la forme d’un « code », un corpus réduit à quelques articles et largement redondant avec d’autres ensembles normatifs ? Adopté sur le fondement de la loi n° 51-1087 du 12 septembre 1951 concernant la procédure de codification des textes législatifs relatifs aux instruments monétaires et aux médailles, le décret n° […]

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20 02 2026

20 février 2026

Le détachement d’un fonctionnaire sur un emploi de collaborateur de cabinet : entre mise à l’écart des garanties statutaires et absence de droit au maintien dans la collectivité d’accueil

       Le pouvoir ainsi reconnu aux autorités territoriales en matière de recrutement sur un emploi de cabinet relève de l’Article L. 333-1 du code général de la fonction publique en vertu duquel « pour former son cabinet, l’autorité territoriale d’une collectivité peut librement recruter un ou plusieurs collaborateurs et mettre librement fin à leurs fonctions ». Cette liberté de recrutement, qui déroge au droit commun applicable aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, se traduit notamment par l’inapplicabilité de la procédure de sélection prévue par le décret n° 88‑145 du 15 février 1988, alors même que celle‑ci vise normalement à garantir l’égal accès aux emplois publics[1].  Cette faculté reconnue aux autorités territoriales de procéder au recrutement de collaborateurs de cabinet illustre, selon nous, la volonté de préserver la liberté des élus dans le choix de leurs collaborateurs. C’est le décret […]

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22 01 2026

22 janvier 2026

Que faire des recours artificiellement inintelligents ?

Parmi les sujets qui montent fortement dans le droit processuel, notamment le droit du contentieux administratif, figure celui des recours juridictionnels générés par des outils d’intelligence artificielle (IA). De tels outils sont en effet de plus en plus sollicités pour confectionner entièrement le recours soumis au juge. Même si, pour l’heure, cette utilisation semble le plus souvent réservée aux requérants solitaires, non accompagnés par un professionnel du droit, certaines affaires font apparaître que les avocats eux-mêmes peuvent être amenés à produire au juge des recours générés par de l’IA[1]. Il faut dire que les requérants sont libres de recourir à des outils d’IA pour préparer leur recours : il en va de leur liberté personnelle, constitutionnellement garantie, qui implique le droit de faire usage de tous les moyens légaux les mieux à même de défendre leurs intérêts. Et les avocats eux-mêmes, […]

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15 01 2026

15 janvier 2026

Fermeture temporaire d’un débit de boissons et pouvoir de police générale du maire

L’arrêt commenté pose la question de l’articulation entre police générale du maire et police spéciale du représentant de l’État en matière de fermeture de débits de boissons. Un tel concours de polices avait donné lieu à des positions divergentes de la part des juges du fond, si bien que la solution du Conseil d’État était attendue. En s’inspirant de sa jurisprudence antérieure, ce dernier va considérer qu’un maire ne peut pas, au titre de ses pouvoirs de police générale, s’immiscer dans l’exercice de la police spéciale en ordonnant la fermeture temporaire d’un débit de boisson, sauf en cas de péril imminent. Le concours de polices générale et spéciale constitue une thématique ancienne et somme toute classique. Il fait pourtant encore partie « des questions les plus délicates et les moins bien fixées du droit administratif » (S. RENARD, Concours des polices administratives, […]

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24 12 2025

24 décembre 2025

Le régime contentieux des ordonnances des articles 47 et 47-1 de la Constitution

La Constitution du 4 octobre 1958 a introduit un mécanisme singulier au sein de son article 47. Celui-ci autorise la mise en vigueur du projet de loi de finances par voie d’ordonnance dans l’hypothèse où le Parlement ne se serait pas prononcé dans le délai constitutionnel de 70 jours qui lui est imparti[1]. En 1996, ce dispositif a été étendu aux lois de financement de la sécurité sociale, le délai étant ici de 50 jours, conformément à l’article 47-1[2]. La consécration des ordonnances budgétaires dans le texte constitutionnel de 1958 est le fruit d’une volonté politique : mettre un terme aux dérives des régimes précédents en contraignant le Parlement à donner – ou à refuser – un budget à la France avant le début de l’exercice budgétaire. Par la menace de dessaisissement que cet article fait planer à l’égard d’une des […]

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