Le colloque qui s’est tenu à Toulon les 23 et 24 novembre 2009 sur le thème « Modernisation de la juridiction administrative et qualité de la justice administrative » est le fruit d’un fructueux dialogue entre le Tribunal administratif de Toulon et la Faculté de droit de Toulon. Organisé par le Centre d’Etudes et de Recherches sur les Contentieux (CERC, Pr. M. Paillet) et le Tribunal administratif de Toulon (Présidente D. Bonmati), cette rencontre intervient à une date clé, qui est celle du premier anniversaire de la naissance de ce tribunal.

Officialisé par le décret n° 2008-819 du 21 août 2008, le Tribunal administratif de Toulon a en effet tenu sa première audience collégiale le 21 novembre 2008. Sa création s’inscrit dans un mouvement de maillage du territoire, marqué aussi par l’ouverture d’un Tribunal administratif à Nîmes en 2007 et, dernièrement, à Montreuil (novembre 2009), mouvement « qui vise à satisfaire aux deux impératifs de proximité et de célérité qui guident la justice administrative » (Panazza (J-P), « Un nouveau tribunal administratif à Nîmes », LJA janv. 2007, n° 14, p. 1). Etabli dans le but de désencombrer le prétoire de Nice, il a jugé, selon les chiffres donnés par la Présidente D. Bonmati, presque 3000 affaires cette année, sur le stock des 3700 qui lui ont été initialement transférées, en provenance du Tribunal administratif de Nice. L’organisation d’un colloque intégralement consacré au contentieux administratif, était l’occasion de fêter dignement cette entrée réussie dans le paysage des juridictions administratives françaises, en même temps qu’une invitation faite aux magistrats, avocats et universitaires de réfléchir au présent et à l’avenir de la juridiction administrative. Malgré quelques absences de dernière minute, inévitables dans tout colloque, ce dernier a pu se dérouler sans encombres, les absents ayant été remplacés ou, le cas échéant, ayant aimablement transmis le texte de leur intervention, lequel a ainsi pu être lu, voire complété par l’orateur désigné et, ensuite, soumis aux débats du public.

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