Les années 2006 et 2007 sont à cet égard riches en mouvements et en rebondissements. De nombreux membres du Conseil ont changé de titre, un véritable « turn-over » a eu lieu, notamment causé par l’arrivée à la limite d’âge (65 ans) de certains conseillers.

A la présidence du Conseil d’Etat, Jean-Marc Sauvé a succédé à Renaud Denoix de Saint-Marc. A la présidence de la section du contentieux du Conseil d’Etat, Bernard Stirn a succédé à Bruno Genevois. Au secrétariat général du Gouvernement Serge Lasvignes a succédé à Jean-Marc Sauvé. A la Cour européenne des droits de l’homme, Jean-Paul Costa est passé de la vice-présidence à la présidence.

Pour 2007, il se murmure que Renaud Denoix de Saint-Marc (quoique Jean-Louis Debré semble lui avoir été récemment préféré par Jacques Chirac) pourrait succéder à Pierre Mazeaud à la présidence du Conseil constitutionnel et que Patrick Frydman pourrait succéder à Jean-Eric Schoettl en tant que secrétaire général du Conseil constitutionnel, mais ne s’agit évidemment que de simples rumeurs…

Les carrières se font, le Conseil d’Etat demeure. Au-delà du dualisme fonctionnel du Conseil d’Etat que la Cour de Strasbourg avait pu critiquer dans les affaires Procola de 1995 et Kleyn de 2003, ce simple constat révèle le Conseil comme une institution au cœur de la vie politique et juridique française.