Sur un plan purement politique, la décision ne surprend pas. En effet, Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale avait déjà averti que les députés UDF qui voteraient la motion de censure « en paieront le prix le moment venu ». De plus, par le vote d’une résolution en date du 8 juin 2006, qui fait actuellement l’objet d’un examen par le Conseil constitutionnel, les députés ont inséré dans le règlement de l’Assemblée Nationale une obligation pour chaque groupe de déclaration d’appartenance à la majorité ou à l’opposition parlementaire.

Personnellement, je gage pour l’annulation contentieuse dans de brefs délais de la décision du CSA (celui-ci ne pouvant, à mon sens, classer des membres d'un même groupe parlementaire au sein de l'opposition et de la majorité parlementaires) et, mais j'en suis moins sûr, d'une censure du Conseil constitutionnel sur le fondement de l'article 4 de la Constitution s'agissant de la résolution de l'Assemblée Nationale.