Bien sûr, le déclenchement d’une guerre mondiale n’a pas grand chose à voir avec des révoltes estudiantines, mais la théorie fondant cette possibilité demeure identique : celle des circonstances exceptionnelles, de l’urgence et des troubles à l’ordre public. Il semble en effet incontestable que les troubles de mars et d'avril 2006 constituaient des évènement inhabituels.

J. Chirac aurait-il, en annonçant sur TF1 la suspension d’un article de loi, procédé à la simple application d’une théorie vielle d’un siècle?

Il est vrai que s’accompagnait en l’espèce la décision de promulguer la loi… Mais concernant ce dernier point, une chose est sûre, il n’avait pas le choix.