I – A l’écrit

La note de synthèse (coefficient 2) : Les notes de synthèse sont plus souvent réalisées par les étudiants publicistes que par les privatistes durant leurs études. En effet, cette épreuve existe dans de nombreux concours administratifs. Cependant, les dossiers présentés au CRFPA portent quasi exclusivement sur des sujets de droit privé. Cela est à la fois un avantage (pas de risque d’en dire plus que le dossier) et un inconvénient (risque d’incompréhensions). L’épreuve de note de synthèse nécessite un minimum de préparation. Il est donc conseillé de composer à l’IEJ durant l’année de préparation. Sinon, différents ouvrages offrent des conseils et des exercices (voir ici et là).

Le droit des obligations (coefficient 1) : L’épreuve de droit des obligations peut prendre la forme d’un commentaire d’arrêt, d’un cas pratique ou d’une dissertation. Le programme est celui de deuxième année de licence (ou DEUG2). Pour réviser, je vous conseille très vivement l’ouvrage d’Alain Bénabent qui couvre tout le programme et est assez pédagogique. Un code civil vous sera également nécessaire (la nouvelle édition sort habituellement quelques jours avant l’examen).

Le contentieux administratif (coefficient 1) : Comme l’épreuve de droit des obligations, elle peut prendre la forme d’un commentaire d’arrêt, d’un cas pratique ou d’une dissertation. La lecture d’un bon manuel de contentieux suffit (par exemple, l’ouvrage de M. Hugues Le Berre). Il est toutefois nécessaire de compléter ces informations par les quelques modifications du code de justice administrative intervenues par la suite. Pour le jour de l’examen, le code administratif Dalloz contient le CJA.

Le droit administratif (coefficient 2) : L’épreuve de droit administratif est une épreuve pratique (c’est-à-dire un commentaire d’arrêt ou un cas pratique). Pour les révisions, je vous conseille le manuel de Pierre-Laurent Frier, associé à la lecture hebdomadaire de l’AJDA. L’épreuve donne très souvent lieu à des questions de responsabilité et de police administratives. D’où la nécessité de creuser un peu plus ces matières avec cet ouvrage et celui-ci. En outre, il faudra également acheter un code administratif Dalloz 2006, qui regroupe notamment la Constitution, le code des marchés publics, le code de justice administrative et bien d’autres textes (la publication d’une nouvelle édition n’est pas prévue avant le prochain examen).

Vous le voyez, il est possible de « jouer » la moitié de ses points (3/6) sur des matières de droit public à l’écrit.

II - L'oral

Le grand oral (coefficient 3) : Plus de la moitié du programme de libertés publiques est constitué par du droit public. Je vous recommande personnellement l’ouvrage de Serge Guinchard, agréable à lire et balayant l’intégralité du programme. Il est nécessaire d’y ajouter une lecture quotidienne du Monde. Les publicistes devront évidemment axer leurs révisions sur le droit privé (bioéthique, droit pénal, procédure pénale,…). Pour le jour de l’oral, je vous conseille le recueil de texte du Professeur Oberdorff, qui doit être complété par différents codes (code pénal, code de procédure pénale, NCPC, code civil et code administratif).

Le droit public des activités économiques (coefficient 2) : Seule autre matière de spécialité en droit public, le droit public des activités économiques couvre un champ très large (marchés publics, contrats administratifs spéciaux, concurrence et action publique, droit communautaire matériel,…). Je n’ai pas connaissance d’un ouvrage récent couvrant l’intégralité du programme (merci de bien vouloir me le signaler).

L’épreuve de langues (coefficient 1) : Les modalités de l’oral de langues différent d’un IEJ à l’autre. Il s’agit généralement d’une pure épreuve de discussion ou d’un commentaire de texte, habituellement sans rapport avec le droit. Si vous passez l’anglais, je vous recommande les podcasts du Center for Educational Development de Los Angeles : English through stories, English as a second language et TOEFL Podcast. Il est possible de s’y abonner directement sur iTunes. En tout état de cause, le droit administratif (administrative law) n’est pas d’un grand secours en cette matière.

La procédure communautaire et européenne (coefficient 1) : La procédure communautaire et européenne constitue indéniablement l’oral de procédure destiné aux publicistes. Notamment, la procédure communautaire présente nombre de similitudes avec le contentieux administratif. Le manuel de M. Renout couvre l’intégralité du programme et même au-delà. Pour le jour de l’examen, vous pouvez vous procurer les traités communautaires publiés par la Documentation française.

Les finances publiques (coefficient 1) : Là encore, il s’agit de l’option du publiciste. Ayant été dispensé de cette matière, je n’ai aucun conseil particulier à vous donner pour les révisions. Le publiciste peut donc se trouver encore plus à l'aise à l'oral qu'à l'écrit.